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GASPAR CLAUS

ELECTRO

Depuis des années maintenant, on le croise, beaucoup, au gré d’une très tonique et chaleureuse frénésie de rencontres, chauffant son instrument au service des autres ou le dédiant à d’incongrus dialogues, inattendus le plus souvent, de la pop à la musique contemporaine, des traditions plurielles au jazz bruitiste, de la chanson aux musiques électroniques. On l’a vu, entendu, aperçu, deviné avec Rone et Barabara Carlotti, avec Matt Elliot et Stranded Horse, Serge Teyssot-Gay et Angélique Lonatos… De loin on l’a suivi au Japon, en Mongolie, en Islande, Au Mali, au Maroc, et de partout on l’a vu revenir enrichi, c’est à dire allégé.
C’est cette même curiosité qui le voit diriger patiemment le beau label intitulé « Les disques du Festival permanent » chaleureuse auberge à la table de laquelle vous trouverez pléthore d’autres aventuriers : Sourdure, Borja Flames, Marc Mélia... Une autre façon pour lui de saper toute notion de chapelle et de contrarier les hiérarchies. Il serait dommage, pour autant, à la seule faveur de ces admirables qualités de rassembleur, de négliger l’instrumentiste, le penseur, le compositeur.
C’est avec hâte que nous attendons ses prochaines tribulations de chef d’orchestre fakir, ses ardents récitals seul en scène, ses partitions à l’écran et toutes les berlues à venir dont, soyons-en sûrs, il ignore lui-même encore tout.