Image-empty-state.png

ROMANE SANTARELLI

ELECTRO

Même embrasés par les feux du lendemain, tous les voyages ont un crépuscule. Et une aube, déjà radieuse, ou encore ténébreuse. C’est l’heure. L’heure où tout converge vers un point donné dans l’espace et le temps, un jour donné, à une heure donnée, dans un endroit donné. L’heure zéro. C’est là, dans les interstices où se cachent les diables, que Romane Santarelli a cherché les éléments, friables et éternels, qui construisent les grandes et petites œuvres, qui construisent ZERO EP, 5 titres nés d’un instant suspendu, quand le repli sur soi se mue en besoin vital de création.

Colosse de Rhodes guidant les voyageurs égarés, phare de pierre et d’argile érigé d’un seul élan, Cannes joue l’ouverture d’un festival de machines virtuoses, alliage de carbone et de sang frais qui bouscule et ondule avec une grâce infinie, sous la baguette souple de sa créatrice. Le cœur y bat sans limite, nourri d’innombrables influences, veines charriant la liqueur séminale d’un Rone, le sens mélodique d’un Jon Hopkins, les énigmes sonores et glaciales d’un Nils Frahm, la joie grandiloquente d’un Kalkbrenner.

Et depuis ce reset amoureux et artistique, on prend un plaisir inouï à voyager dans les fauteuils de cette electronica mature et enivrante, souvent radieuse, parfois délicatement ombrageuse, où les grands espaces et la vie entre les songes nourrissent d’immenses espérances.

De zéro, vers l’infini.